Le ravalement obligatoire à Lyon
Avant de faire chiffrer un ravalement de façade à Lyon, il est utile de savoir si votre immeuble est concerné par une campagne de la Ville.
La Ville de Lyon rappelle que le Code de la construction et de l’habitation impose le ravalement des façades au moins tous les 10 ans. Pour l’appliquer, la Ville arrête un plan de ravalement pluriannuel qui désigne les rues concernées année par année. À la date de vérification de cette page, la Ville mentionne l’arrêté pluriannuel 2021-2026.
Lorsqu’un immeuble est concerné, les propriétaires reçoivent un courrier. D’après la Ville :
- ils disposent d’un délai d’un an pour réaliser les travaux, à compter de la date de la demande ;
- une déclaration préalable doit être déposée auprès de la Direction de l’Aménagement Urbain, après l’injonction et avant l’ouverture du chantier ;
- des exonérations de droits de voirie sont accordées pour les installations de chantier, si le ravalement obligatoire est réalisé dans les deux ans suivant l’injonction.
Le plan 2021-2026 arrive à échéance : vérifiez sur le site de la Ville de Lyon si un nouveau plan a été publié et si votre rue y figure.
Les coûts d’occupation de la voirie
Un chantier de ravalement installé sur l’espace public demande un permis de stationnement. Les tarifs affichés par la Ville de Lyon :
| Situation | Droit affiché par la Ville |
|---|---|
| Création de dossier | 20 € (droit fixe) |
| Petit chantier ou chantier lié à une déclaration préalable | 26,50 € par m² et par mois |
| Ravalement obligatoire dans les deux ans suivant l’injonction | 1,80 € par m² et par mois, sur justificatif |
Pour un échafaudage, la demande doit être déposée au moins 8 jours avant l’installation. Une intervention sur cordes demande en général une emprise au sol plus réduite, limitée au balisage de la zone en contrebas. C’est l’entreprise qui détermine l’emprise nécessaire et les démarches.
Les aides mentionnées par la Ville de Lyon
La page de la Ville cite plusieurs dispositifs, à vérifier selon votre situation :
- l’ANAH, pour les propriétaires occupants modestes et les bailleurs, lorsque le ravalement implique une reprise lourde de l’étanchéité de la façade ;
- un prêt de la CAFAL ;
- la DRAC et l’UDAP, pour les immeubles protégés ou situés à proximité d’un monument historique.
Ce qu’un ravalement sur cordes peut inclure
Selon l’état de la façade et le cahier des charges, une entreprise de travaux sur cordes peut prendre en charge :
- le sondage et la purge des parties dégradées ;
- le nettoyage de la façade ;
- les reprises de maçonnerie, d’enduit ou de béton ;
- le traitement des fissures ;
- la mise en peinture ou le traitement de protection ;
- la remise en état des éléments de zinguerie accessibles depuis la façade.
Cordes, nacelle ou échafaudage ?
Les cordes ne sont pas la réponse à tous les ravalements. L’article R4323-64 du Code du travail les réserve aux travaux temporaires en hauteur, lorsque les équipements de protection collective sont techniquement impossibles ou plus dangereux à mettre en place. Sur un grand ravalement complet, l’échafaudage reste souvent la solution retenue. Sur une façade sur cour, une cage d’escalier extérieure ou une reprise ponctuelle, les cordes sont fréquemment étudiées. Le guide cordiste ou échafaudage détaille ces critères.